Grapholexique du Manga... et au-delà !
Le Grapholexique du Manga est un ouvrage paru en décembre 2006 aux éditions Eyrolles, qui présente les symboles graphiques de la BD japonaise.
Si vous êtes lecteur du magazine Animeland, vous connaissez certainement la rubrique "Grapholexique", qui a duré trois ans et est aujourd'hui achevée : l'ouvrage Grapholexique du Manga en est une version revue et augmentée.
Mais cette publication est une véritable aventure éditoriale interculturelle, et construire un tel ouvrage n'a pas été de tout repos.
Si vous souhaitez commander l'ouvrage, voici un lien direct vers le site de la Librairie Eyrolles.
Mise à jour du 18 mars : je réinvestis le blog pour mes deux nouveaux projets.
C'est reparti pour deux ans !
Bonne lecture !
Si vous êtes lecteur du magazine Animeland, vous connaissez certainement la rubrique "Grapholexique", qui a duré trois ans et est aujourd'hui achevée : l'ouvrage Grapholexique du Manga en est une version revue et augmentée.
Mais cette publication est une véritable aventure éditoriale interculturelle, et construire un tel ouvrage n'a pas été de tout repos.
Si vous souhaitez commander l'ouvrage, voici un lien direct vers le site de la Librairie Eyrolles.
Mise à jour du 18 mars : je réinvestis le blog pour mes deux nouveaux projets.
C'est reparti pour deux ans !
Bonne lecture !
Den Sigal
Le premier projet de maquette conçu en interne par Eyrolles est arrivé !
Je dois maintenant en discuter avec ma responsable éditoriale. En effet, nous allons nous interroger sur la pertinence de l'enchaînement et de la composition des chapitres que j'avais suggérée au début (page de droite de présentation, puis double page, puis page de présentation finale), qui pourrait être remplacée par un enchaînement plus simple de deux doubles pages.
A suivre....
Je dois maintenant en discuter avec ma responsable éditoriale. En effet, nous allons nous interroger sur la pertinence de l'enchaînement et de la composition des chapitres que j'avais suggérée au début (page de droite de présentation, puis double page, puis page de présentation finale), qui pourrait être remplacée par un enchaînement plus simple de deux doubles pages.
A suivre....
par Den
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Construire l'ouvrage pas à pas
J'ai demandé à l'une des illustratrices de faire une modification sur le contenu d'un de ces visuels. Ca m'est très peu arrivé jusqu'à présent, mais je suis bien obligé car je commence à recevoir des visuels assez ressemblants.
En effet, j'ai communiqué des exemples de visuels représentant les symboles graphiques que j'ai demandés à chacun d'eux, et comme ils ont tous eu les mêmes exemples, ils s'en sont plus ou moins inspirés...
Enfin, j'ai demandé des corrections, donc le lecteur ne devrait pas remarquer ces détails.
En effet, j'ai communiqué des exemples de visuels représentant les symboles graphiques que j'ai demandés à chacun d'eux, et comme ils ont tous eu les mêmes exemples, ils s'en sont plus ou moins inspirés...
Enfin, j'ai demandé des corrections, donc le lecteur ne devrait pas remarquer ces détails.
par Den
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Construire l'ouvrage pas à pas
J'ai reçu coup sur coup ce week-end les nouvelles illustrations demandées en plus aux jeunes auteurs japonais. Elles sont toujours réussies, même si j'ai un peu fait la fine bouche pour le sens du symbole graphique représenté dans deux cas.
Voici un bout de croquis (qui ne montre pas le symbole en question d'ailleurs, mais je trouve l'expression réussie) :

Par ailleurs, la jeune illustratrice la plus avancée (en 2ème année) accepte d'en créer six de plus. Je suis donc totalement sauvé au niveau du nombre de visuel par symbole graphique, qui sera en moyenne de quatre par chapitre, voire cinq si les éditeurs japonais acceptent mes dernières demandes d'utilisation.
Voici un bout de croquis (qui ne montre pas le symbole en question d'ailleurs, mais je trouve l'expression réussie) :

Par ailleurs, la jeune illustratrice la plus avancée (en 2ème année) accepte d'en créer six de plus. Je suis donc totalement sauvé au niveau du nombre de visuel par symbole graphique, qui sera en moyenne de quatre par chapitre, voire cinq si les éditeurs japonais acceptent mes dernières demandes d'utilisation.
par Den
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Construire l'ouvrage pas à pas
Bon, ce n'est pas vraiment le sujet, mais c'est tout de même lié à mes futures publications : j'ai peut-être trouvé un poste au Japon pour la rentrée prochaine. Les conditions ne sont pas optimales (mi-temps), alors j'hésite un peu.
Cependant, je vois les potentialités d'une présence au Japon : je pourrais démarcher directement les éditeurs japonais pour leur proposer des projets qui pourraient les intéresser (dont le Grapholexique d'ailleurs). Je pourrais être en contact direct avec les illustrateurs. Et surtout je pourrais être en contact direct avec la matière même de mes recherches : le manga.
Franchirai-je le Rubicon ?
N'hésitez pas à me donner votre sentiment...
Cependant, je vois les potentialités d'une présence au Japon : je pourrais démarcher directement les éditeurs japonais pour leur proposer des projets qui pourraient les intéresser (dont le Grapholexique d'ailleurs). Je pourrais être en contact direct avec les illustrateurs. Et surtout je pourrais être en contact direct avec la matière même de mes recherches : le manga.
Franchirai-je le Rubicon ?
N'hésitez pas à me donner votre sentiment...
par Den
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Les forces en présence...
Un éminent professionnel (comprenez : maître Méko) qui a eu la gentillesse de laisser un message sur ce modeste blog m'a conseillé de contacter des auteurs du fameux magazine Coyote, en cas de pénurie d'illustrateurs. Je crois en effet que ce magazine est rempli de jeunes talents, mais je mets en fait un point d'honneur à ne publier dans l'ouvrage du Grapholexique les visuels les plus légitimes possible, c'est-à-dire des visuels qui utilisent de la façon la plus spontanée les techniques de la BD japonaise (notamment la mise en page). C'est pourquoi je fais appel uniquement à des auteurs du marché japonais, qui sont les plus à même de produire ces visuels.
Notez que je n'ai pas parlé de "personnes ayant la nationalité japonaise". J'ai parlé de visuels présentant des qualités précises, qui sont des qualités qui se trouvent sur le marché japonais. En soi, une illustration n'a de nationalité ; pas question de renvendiquer des sottises comme "seuls les mangaka peuvent faire du manga". Mon point de vue est quand même plus nuancé (même si le résultat est proche, je le reconnais ^^). S'il y avait eu parmi les élèves de Human Academy des jeunes Coréens, Philippins, ou Allemands capables de produire le genre de visuels que je désire, je les aurait sélectionnés sans regarder leur nationalité. Je reviendrai certainement sur cette question de fond...
Notez que je n'ai pas parlé de "personnes ayant la nationalité japonaise". J'ai parlé de visuels présentant des qualités précises, qui sont des qualités qui se trouvent sur le marché japonais. En soi, une illustration n'a de nationalité ; pas question de renvendiquer des sottises comme "seuls les mangaka peuvent faire du manga". Mon point de vue est quand même plus nuancé (même si le résultat est proche, je le reconnais ^^). S'il y avait eu parmi les élèves de Human Academy des jeunes Coréens, Philippins, ou Allemands capables de produire le genre de visuels que je désire, je les aurait sélectionnés sans regarder leur nationalité. Je reviendrai certainement sur cette question de fond...
par Den
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Construire l'ouvrage pas à pas
Les lecteurs les plus assidus de la rubrique "Grapholexique" ont remarqué que je ne parle plus dans cette version recueil de "codes graphiques du manga", mais de "symboles graphiques du manga". Ce léger changement lexical est le résultat d'une simple constatation : le terme de "code" est utilisé dans la presse spécialisée manga et sur internet dans un sens assez large que je partage pas. On parle souvent par exemple des "codes du shonen manga"... sans jamais préciser ce que sont ces codes ! Je ne souhaite pas pratiquer l'à-peu-près, ce n'est pas ma nature, et c'est pourquoi j'ai choisi de remplacer "code" par "symbole" : je peux ainsi clairement faire apparaître la dimension symbolique des régularités graphiques que je présente.
Un "symbole graphique" n'est pas une simple marque de style. C'est un élément graphique qui revient avec régularité dans les BD japonaises, et qui possède une signification qui n'est pas évidente au premier regard (qui peut savoir a priori qu'un personnage qui a subitement les yeux vides doit être interprété par le lecteur comme un personnage qui n'est plus lui-même ou qui ne se contrôle plus ?).
J'espère qu'à l'avenir ce terme de "symbole" permettra aux lecteurs potentiels de l'ouvrage de mieux saisir ce qu'il contient et ne contient pas.
Un "symbole graphique" n'est pas une simple marque de style. C'est un élément graphique qui revient avec régularité dans les BD japonaises, et qui possède une signification qui n'est pas évidente au premier regard (qui peut savoir a priori qu'un personnage qui a subitement les yeux vides doit être interprété par le lecteur comme un personnage qui n'est plus lui-même ou qui ne se contrôle plus ?).
J'espère qu'à l'avenir ce terme de "symbole" permettra aux lecteurs potentiels de l'ouvrage de mieux saisir ce qu'il contient et ne contient pas.
par Den
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C'est quoi, le "Grapholexique du Manga" ?
J'ai été recontacté par l'un des éditeurs français à qui j'ai demandé des visuels. Il me demandait si les choses avançaient. Je me sens soutenu, c'est très motivant d'autant plus justement que je ne sais pas trop si je pourrai obtenir les visuels en question.
A part ça, j'ai intérêt à vite recontacter l'illustratice la plus douée parmi mes jeunes collaborateurs japonais si je veux lui demander des illustrations supplémentaires... seul problème : elle n'a toujours pas reçu la rétribution financière de sa première fournée. Ca me gêne un peu de lui demander, mais bon visiblement c'est une personne très positive, je suis assez optimiste.
A part ça, j'ai intérêt à vite recontacter l'illustratice la plus douée parmi mes jeunes collaborateurs japonais si je veux lui demander des illustrations supplémentaires... seul problème : elle n'a toujours pas reçu la rétribution financière de sa première fournée. Ca me gêne un peu de lui demander, mais bon visiblement c'est une personne très positive, je suis assez optimiste.
par Den
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Construire l'ouvrage pas à pas
En ce moment, c'est une période calme. Pas de visuel reçu.
J'en ai profité ce week-end pour terminer deux chapitres. C'était assez rapide car il s'agit de symboles pour lesquels j'avais fait des articles développés dans Animeland.
par Den
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Construire l'ouvrage pas à pas
J'ai eu l'occasion de présenter le problème de la distribution des visuels pour chaque symbole (je crois même que les visiteurs de ce blog ont bien compris que c'était mon souci numéro 1 ^^).
Je me suis rassuré aujourd'hui en comparant le quota d'illustrations par rapport à chaque chapitre et à la longueur du texte. En effet, c'est un peu une évidence, mais il n'y a pas autant de choses à dire à mes yeux sur chaque symbole, et certains peuvent être traités très rapidement. Dans certains cas problématiques (pour les symboles les plus simples), je sèche après 2500 signes (commentaires des visuels non compris). Donc je me faisais du souci pour l'équilibre de l'ouvrage : que se passera-t-il si un chapitre rachitique se trouve entre deux chapitres massifs ? En soi, ce n'est pas si grave pour un lexique visuel (quel est le dictionnaire où les définitions sont toutes de la même longueur ?), je le sais bien, mais bon il faut penser à l'effet général. De plus, je me suis rendu compte qu'il y avait effectivement suffisamment de visuels pour ne pas m'obliger à gonfler artificiellement mes textes (je déteste délayer la sauce). Les jours avancent, le soulagement grandit au fur et à mesure que les textes se finissent et que les illustrations arrivent...
Je me suis rassuré aujourd'hui en comparant le quota d'illustrations par rapport à chaque chapitre et à la longueur du texte. En effet, c'est un peu une évidence, mais il n'y a pas autant de choses à dire à mes yeux sur chaque symbole, et certains peuvent être traités très rapidement. Dans certains cas problématiques (pour les symboles les plus simples), je sèche après 2500 signes (commentaires des visuels non compris). Donc je me faisais du souci pour l'équilibre de l'ouvrage : que se passera-t-il si un chapitre rachitique se trouve entre deux chapitres massifs ? En soi, ce n'est pas si grave pour un lexique visuel (quel est le dictionnaire où les définitions sont toutes de la même longueur ?), je le sais bien, mais bon il faut penser à l'effet général. De plus, je me suis rendu compte qu'il y avait effectivement suffisamment de visuels pour ne pas m'obliger à gonfler artificiellement mes textes (je déteste délayer la sauce). Les jours avancent, le soulagement grandit au fur et à mesure que les textes se finissent et que les illustrations arrivent...
par Den
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Construire l'ouvrage pas à pas
J'ai fait un bilan des visuels dont je vais disposer pour l'ouvrage, et je me rends compte que je ne pourrai pas consacrer un chapitre entier au symbole graphique que j 'ai nommé "les yeux ronds de surprise", puisque je ne disposerai que d'une seule illustration (et ce n'est pas sûr).
Je vais donc l'intégrer au symbole graphique "les yeux ronds de menace". De toute façon, c'est ce que j'avais fait dans Animeland il y a quelques mois, donc pas de grand chamboulement.
Je vais donc l'intégrer au symbole graphique "les yeux ronds de menace". De toute façon, c'est ce que j'avais fait dans Animeland il y a quelques mois, donc pas de grand chamboulement.
par Den
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Construire l'ouvrage pas à pas